PROJET DE RÉSIDENCE – NOVEMBRE 2026
« Quand les bernaches ne migrent plus » est un projet de recherche-création alliant écriture et danse improvisée.
Dans notre époque d’instabilités profondes, est-il encore possible de se laisser éprouver quoi que ce soit? Que disent nos corps face à ce qu’on n’a jamais vu ni connu? Face à d’irréversibles disparitions, à la violence des maîtres, au sol qui se délite? Les bernaches ne migreront plus et les glaciers fondent, comme nos corps impuissants, endeuillés, blessés.
Et s’il en était autrement? Ou mieux, que se passe-t-il ensuite?
Qu’est-ce que nos corps savent déjà qu’on ne sait pas encore? Qu’ont-ils à nous dire sur les fins qui s’en viennent? Que se passe-t-il lorsque des corps qui s’écoutent attentivement improvisent? Que devenons-nous quand on développe une culture du vivant?
L’improvisation comme guide du processus de création
Cette résidence explorera ces questions à travers la pratique de la danse contact improvisation, dans laquelle les points de contact physique (avec un⋅e ou des partenaires mais aussi le sol, l’espace, la gravité) offrent un support à l’improvisation. Une pratique qui requiert de développer une capacité profonde d’écoute de soi et des autres, d’ouverture, de soin, pour s’engager dans le travail créatif que génère la rencontre de corps qui improvisent.
Pour plonger dans cette exploration, Léa sera accompagnée de deux artistes aux pratiques somatiques, Corinne Skaff (danse) et Hugo Tremblay (son).
BIOGRAPHIE
Léa Ilardo est une artiste de la relève qui développe une pratique artistique plurielle : écriture, arts de la parole et danse improvisée. Sa démarche s’inscrit dans le contexte d’un monde qui se transforme plus vite qu’on arrive à le nommer, qu’elle tente d’apprivoiser à travers une pratique écosomatique. Léa propose, au sein de son terrain de jeu, de repolitiser notre capacité de bifurquer, d’imaginer ce qui pourrait être autrement, de réveiller une mémoire qui lutte pour se rappeler ce qui nous lie au vivant.
